Conférence à Blois (25/02/2016)

Si vous êtes dans le coin, l’Association Végétarienne de France vous propose de venir partager un bon moment au Liber-thés (21 avenue Wilson, 41000 Blois) et assister à la conférence intitulée :

«  Sans un sou, voyage d’un végétarien devenu vegan »

Je reviendrais sur le voyage sans argent en mettant l’accent sur les choix qui m’ont amené à passé du végétarisme au véganisme !

Le 25 Février de 18h30 à 20h00

Ouvert à tou.t.e.s !

Voyager sans argent : Le non-guide (à télécharger)

Screenshot from 2016-01-19 21:02:33Après le livre numérique sur mon expérience de vie sans argent, voici le « non-guide » du voyage sans argent : une compilation de conseils et d’anecdotes pour ceux/celles qui souhaiteraient se lancer dans une aventure similaire !

S’équiper, se déplacer, se loger, se nourrir sans argent tout en gardant le sourire ! Plein de petits trucs et astuces pour se préparer et faire face aux incertitudes qui peuvent plomber ce genre d’initiatives.

A partager avec le plus grand nombre :

Liens de téléchargement Qualité haute (16,8 MB)           Qualité basse (2 MB)

Un grand merci à Fanny, Aurélie et Émilie pour leurs retours et corrections.

En espérant que ce guide te soit utile, à toi qui rêve de partir sans un sou en poche !

Plein d’amour et de sourires à tou.t.e.s,

Benjamin

 

Vivre sans argent :Ebook gratuit enfin terminé !

Chers amis, chères amies !

J’ai enfin terminé, revu et corrigé (grâce notamment à Sandrine, merci infiniment !) l’ebook nommé « Vivre sans Argent : Et si le rêve devenait réalité » qui est téléchargeable gratuitement ici-même :

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Ce livre explique pourquoi je me suis lancé dans cette aventure sans argent et revient sur les moments forts du voyage ; la générosité des Marocains ; la traversée en bateau-stop ; l’arrivée au Mexique ; ma rencontre avec Daniel Suelo qui vit sans argent depuis plus de 14 ans ; l’expérience de méditation Vipassana ; le retour en Europe et la création du projet Eotopia. Il approfondit aussi l’idée d’une économie basée sur le don et apporte quelques clés pour la mettre en pratique.

Je suis très heureux de pouvoir finalement boucler la boucle en partageant ce récit qui est, cette fois-ci, entièrement gratuit et accessible pour tous ! (traduction en Espagnol et en Anglais à suivre…)

Je vous serais très reconnaissant de la partager autour de vous, et notamment à tou.t.es ceux qui en ont marre de l’emprise de la monnaie sur le monde et qui souhaitent s’orienter vers de nouveaux horizons…sans argent !

Un grand merci à tou.t.e.s pour votre soutien !

Fraternellement,

Benjamin

Vivre sans argent: vers une économie basée sur le don

Pour répondre à certaines questions au sujet de la faisabilité d’une économie basée sur le don, voici un petit condensé de ma conférence sous la forme d’un essai :

Vivre sans argent

C’est un rêve que nous sommes nombreux à partager tant l’argent est souvent synonyme de problème, d’injustice ou de corruption. Un rêve qui relève pour beaucoup de l’utopie. Mais comme Fernando Birri l’expliqua à Eduardo Galeano lors d’un échange en privé, l’utopie est comme l’horizon, elle sert à avancer. Ainsi, vivre sans argent n’est peut-être pas qu’un rêve, mais un but, un objectif ou une vision de demain.

J’ai commencé à y croire en l’expérimentant. Nous étions partis  à trois pour un périple écologique où nous nous étions jurés de ne pas utiliser un seul centime. Nous y sommes quasiment arrivés en utilisant moins de 100 euros pour faire plus de 25 000 kilomètres en Auto-stop et Bateau-stop, des Pays-Bas jusqu’au Mexique. Si cette aventure a débuté comme un pari, elle s’est très vite transformée en parcours initiatique.

Résumé du voyage (6min) :

En vivant sans utiliser d’argent, nous avons découvert un nouveau mode de fonctionnement, une nouvelle économie dénuée d’échanges monétaires. Nous avons eu une vie belle et heureuse grâce aux dons de centaines d’inconnus qui avaient décidé de nous faire confiance en nous offrant un repas, un toit ou un « ride ». Nous avions aussi l’occasion de donner à notre tour, parfois à une autre personne qui ne nous avait rien donnés auparavant. Ce fut une expérience magique et profondément troublante tant l’échange est devenu “monnaie courante” dans notre société. Difficile de ne pas se sentir “profiter” de l’autre dans la position du receveur et de ne pas se sentir “abusé” en position du donneur.

Mais ce qui nous chamboula complètement fut de réaliser que nous pouvions satisfaire nos besoins sans avoir recours à l’argent, que nous étions même plus heureux dans ce schéma-là, appréciant doublement la nourriture, créant des liens amicaux sincères et durables. Jour après jour, nous découvrions que si l’argent est très utile, il n’est absolument pas nécessaire. Grisé par l’émotion, nous avons commencé à rêver plus grand, d’une société sans échanges, sans valeurs et sans jugements, où les citoyens se partageraient les ressources disponibles dans la joie et la confiance. Et si…

De retour en France après 3 ans et demi de vagabondages austères, j’ai eu le temps d‘y réfléchir et de lire quelques auteurs qui se penchaient sérieusement sur la question. Marcel Mauss et son Essai sur le don, Jean-michel Cornu avec Tirer bénéfice du don et Charles Eisenstein et son livre Sacred Economics. Avec eux, j’ai découvert qu’une économie basée sur le don n’était pas une idée si farfelue que ça, que des économistes reconnus envisageaient cette possibilité et que certains croyaient même dur comme fer que l’économie du don était le seul système économique viable pour l’humanité.

Ce qu’il faut comprendre dans un premier temps, c’est ce que représente l’argent, la monnaie que nous utilisons tous les jours. Chacun de nous pourra y aller de sa propre définition tant nous avons tous un rapport différent à l’argent, suivant nos origines sociales, l’usage que nous en faisons et où nous le trouvons. Mais de manière globale, comme indiqué sur les fameux Dollars américain, money is trust. L’argent, avant tout, c’est une marque de confiance. Si nous l’utilisons, c’est que nous avons confiance dans ce billet ou cette pièce, et donc, dans l’institution qui l’a créé et les institutions privées ou publiques qui lui donnent de la valeur. Ainsi, l’économie, quelle qu’elle soit, repose sur la confiance des différents acteurs.

A ce sujet, Charles Eisenstein nous pose une question : Si nous déplacions cette confiance directement dans les mains des fournisseurs et producteurs de biens et services au lieu de la mettre dans la monnaie, que se passerait-il ?

C’est l’idée d’une économie du don, une économie où la confiance serait directement dirigée vers les producteurs. En théorie, c’est beau, mais en pratique, on se confronte tout de suite à la réalité de notre monde actuel. Comment faisons-nous pour les engins fabriqués de l’autre côté de la planète par exemple ? C’est là où l’idée d’économie du don est intéressante. Si nous avions une baguette magique et que nous pouvions supprimer l’argent et faire en sorte que tout le monde continue de travailler de la même manière sans salaires…mais sans à avoir à acheter aussi, que se passerait-il ?

Forcément, nous avons du mal à y croire…parce que nous manquons de confiance. Nous ne nous croyons pas capables de travailler s’il n’y a pas de rémunération directe. Et si nous pensons en être capables, nous doutons de la capacité de nos voisins à faire de même. Cela démontre le manque de foi de l’humain envers l’humain et la raison pour laquelle notre système financier est aussi restrictif.

Pouvons-nous changer ça ?

Première option : évoluer un peu plus vite pour devenir des êtres conscients, altruistes, confiants et aimants.

Deuxième option (au cas où la première serait trop longue…) : Fragmenter nos économies pour créer une multitude de Systèmes d’Échanges Locaux (SEL) interconnectés entre eux. Chaque SEL ne compterait pas plus de 150 membres (nombre de visages qu’un être humain lambda peut reconnaître – Chose nécessaire à la confiance) et serait autogéré et autonome à 80% minimum pour ses moyens de subsistance. Cela vous paraît surréaliste ? Certes, mais au niveau écologique, le local est la seule vraie solution et nous devons y tendre de toute façon.

Cela veut dire que nous ne produirons que des choses intéressantes, et/ou nécessaires. Nourriture, vêtements, construction, route, ponts, arts, musique, ordinateurs, etc. Tous les gadgets à usage unique et les produits faits à la chaîne disparaitront automatiquement vu que personne ne souhaitera les concevoir sans rémunération (je le comprends, moi le premier). Nos modes de vie pourront paraître archaïques mais ils replaceront certaines valeurs essentielles au centre des communautés. Nous ne dirons pas non à la technologie, au contraire, mais nous devrons oublier l’ère de l’obsolescence programmée et réapprendre à créer des machines solides et durables. Les projets de construction open-source y travaillent déjà (opensourceecology.org).

Ainsi, un système basé sur une économie du don serait composé de milliers, voire de millions de petites communautés d’environs 150 âmes chacune avec une industrie principalement locale qui produiraient des biens utiles, durables, nécessaires et qui s’autogéreraient. Chaque communauté pourra donner son surplus aux communautés voisines créant ainsi des réseaux de dons à large échelle…

Utopique ?

Certes,  mais vu la situation économique et écologique actuelle, il est temps de s’y mettre ! 

Comment ?

De mon point de vue, il n’y a pas trente-six manières : en donnant !

Oui, tout simplement, en donnant, chaque jour un peu plus. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que l’économie du don est déjà en place, elle l’a toujours été. Elle a été créée par mère nature qui donne à profusion sans compter et elle s’est immiscée dans les moeurs humaines depuis le tout début. Cette économie parallèle existe et fonctionne au quotidien partout dans le monde. Nous sommes des milliards à l’utiliser. À chaque fois que nous donnons, à noël, à nos amis, par charité ou par sympathie, elle se renforce. Ainsi, pour qu’elle prenne plus de place dans nos vies, pour qu’elle prenne du poids face à l’économie capitaliste dans laquelle nous vivons, il suffit juste de l’alimenter. Et pour ça, une seule chose à faire : donner !

Pour reprendre Marcel Mauss, l’économie basée sur le don qu’il appelle tout simplement l’économie naturelle est la seule « win-win » économie où tout le monde gagne, la seule qui se base sur les besoins et les ressources disponibles au lieu de spéculer sur l’avenir, la seule qui refuse les préjugés, les valeurs arbitraires et qui au lieu de créer des injustices, assure une répartition équitable des richesses. C’est aussi la seule qui n’a pas encore été mise en place à grande échelle. Il serait peut-être temps de la mettre à l’épreuve.

A tous ceux qui en ont marre du système financier actuel, qui rêvent d’un monde sans argent ou qui se disent que ce serait quand même chouette de voir ça, je vous invite donc très chaleureusement à y croire et, dès que vous en avez l’opportunité, à donner, de votre temps, de votre énergie ou des fruits de votre jardin, donner pour votre propre bonheur et celui des autres, donner pour alimenter cette belle économie naturelle !

Donnons ! Faisons de l’utopie une pratique quotidienne !

Human

Il y a maintenant un peu plus de 6 ans, j’ai été fortement inspiré par un documentaire, Home de Yann Arthus-Bertrand, qui en dépit de son incohérence écologique (centaines d’heures de vol d’hélicoptère pour prendre les images) m’a profondément touché et m’a amené à questionner mon existence. Si je suis parti sur les routes du monde sans un sou pour me prouver qu’un autre mode de vie était possible, c’est en partie grâce à ce documentaire.

Il y a quelques semaines, Yann Arthus-Bertrand a récidivé en sortant une série de films sur ce que nous sommes et qui nous sommes intitulée « Human ». Là encore, nous pouvons débattre sur la cohérence de ses méthodes ou l’origine de ses financements, mais personnellement, je trouve que les portraits qu’il nous propose sont saisissants et profondément révélateur. En le remerciant pour son travail, je vous invite à prendre le temps de découvrir ces hommes et femmes du monde entier, ces humains qui nous ressemblent tant.

L’auteur précise qu’après de longues années à parler d’écologie, il s’est rendu compte qu’un monde meilleur, durable et sain ne pourra se faire que par un changement dans le coeur de l’humain. C’est l’amour de nous-même et des autres qui nous aidera à faire changer les choses.

A voir sans modération !

Planète Océan

occ3a9an_profondeurChers concitoyens, concitoyennes du monde,

Je vous écris après avoir visionné Planète Océan de Yann Arthus-Bertrand. Quoique que l’on puisse dire sur ses méthodes couteuses, pas toujours écologiques et ses financement douteux, il faut admettre que le regard qu’il nous offre sur la planète est précieux.

Nous oublions souvent qui nous sommes, ce que nous sommes et l’impact que nous imprimons sur cette belle planète bleue. Il suffit de quelques images et de quelques statistiques pour nous le rappeler et nous faire comprendre qu’il est grand temps de changer notre façon de consommer le monde.

Si vous me lisez, je vous en prie, comprenez l’impact humain, ouvrez vos yeux, votre coeur et ré-agissez ! Même si nous vies semblent insignifiantes, nous pouvons agir. Chaque action, aussi petite soit-elle, peut avoir une répercussion positive sur le monde, par le simple fait d’inspirer d’autres à faire de même.

Changeons, donc, pour préservez notre environnement, notre bien-être et celui des autres êtres vivants, humains et autres qui partagent notre eco-système. Boycottons les grands groupes, consommons local ou ne consommons pas, réduisons nos achats, nos déchets, évitons les plaisirs éphémères faits de plastique et de pétrole et préférons les couchers de soleil, les instants partagés et les randonnées…

… Changeons, parce que nos actions comptent, parce que la nature est magnifique et doit le rester…et parce que le bonheur, le vrai bonheur, puise sa force dans un mode de vie simple et respectueux.

Ne fermons pas les yeux, ouvrons-les et agissons !

Merci et bon film